Le Coin lecture

Coin lecture : On the Island

Ma note : 

Après les vacances, c’est encore les vacances ! Notre Coin lecture d’aujourd’hui s’intéresse à un roman de l’auteur américain Tracey Garvis Graves intitulé, On the Island ( traduit en français sous le titre Une île) et publié en 2012. Il a été publié et traduit en 2013 aux éditions Milady.

Résumé :

Anna Emerson n’hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d’un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l’océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l’adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attirée par son compagnon d’infortune. Alors que chacun d’eux n’a plus que l’autre pour unique horizon, leur seule chance de s’en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.

Mon avis :

En rangeant ma bibliothèque cet été, je suis retombée sur ce livre coup de 💘 et j’ai eu très envie de le lire une deuxième fois. Et je ne m’en lasse pas ! C’est un roman ayant pour toile de fond des sentiments amoureux (et peut-être une histoire d’amour) mais pas seulement. Les sentiments d’Anna et de T.J. sont exacerbés compte tenu de leur situation : ils se retrouvent seuls sur une île (presque) déserte sans eau et sans nourriture façon Man v.s. Wild. Autant vous dire que dès les premières pages je ne payais pas cher de leur peau. Sans en révéler davantage, l’histoire de Tracey Garvis Graves est bien ficelée, comporte quelques retournements de situation qui font peur mais qui dynamisent la narration et rendent l’histoire plus authentique. En outre, l’auteur décrit avec beaucoup de justesse les sentiments divergents entre une jeune femme de trente ans et un jeune homme de dix-sept ans, en rémission d’un cancer qui plus est… Sans oublier qu’ils se trouvent tous les deux à un tournant de leur vie compte tenu de leur âge. De nombreux challenges que l’auteur a su relever avec brio, j’ai été littéralement transportée par la lecture du roman et cela à chaque fois que je l’ai lu. Les pages défilaient sans que je m’en aperçoive au point d’être déçue lorsque le dernier chapitre a sonné.

Pourquoi lire ce bouquin ?

Il s’agit d’une histoire pour la survie. Une survie sur le plan physique mais également sur le plan psychologique. Bien que beaucoup de choses les opposent, T.J. et Anna vont devoir composer avec leurs personnalités respectives et leur différence d’âge pour devenir complémentaires. Ils vont aussi devoir apprendre à se nourrir de la façon la plus primaire qui soit : pêcher du poisson (sans hameçon ou harpon c’est dur, mais vous verrez !), faire du feu (sans briquet, sans allumette, sans souffre ou que sais-je), recueillir de l’eau (sans récipient, l’eau de pluie ne sert à rien) et j’en passe.

J’ai lu ce texte pendant les vacances et c’est bien le point de départ de cette histoire : Anna et T.J. partent pour les Maldives (ma destination de rêve 😍) afin d’y passer l’été et permettre à l’adolescent de se remettre de sa maladie au calme. Tous les ingrédients pour des vacances (presque) réussies sont réunis : eau turquoise, vagues, plage, sable fin, chaleur, soleil, vent, palmiers…et des poules ! Oui, il manque les transats et les punch-coco avec le parasol en papier vous allez me dire, mais c’est une île ! Toujours pas convaincus ? On passe à la suite.

Une histoire remplie de sensibilité. Ce qui est bien avec Tracey Garvis Graves c’est qu’on ne tombe pas dans le gnangnan. Ses personnages vont être confrontés à des situations périlleuses non sans conséquences (physiques et psychologiques) pour eux. Et il n’est pas évident de se mettre dans la tête d’un adolescent qui se cherche et qui était encore convaincu quelques mois auparavant qu’il allait succomber à la maladie. De même pour Anna, la question de la maternité est une question légitime qui est délicatement explorée dans le livre. Etre sur cette île, devoir se débrouiller avec les moyens du bord, puiser dans leurs ressources intérieures, autant d’éléments qui vont remettre en question les principes fondamentaux mêmes des deux protagonistes.

Dernier argument mais non pas le moindre pour moi qui aime réfléchir et penser sur toute chose : ce roman est empreint d’un soupçon de philosophie. Je dis bien « un soupçon » car l’auteur ne va pas vous affubler d’idées prônées par Bergson ou Descartes. (Parenthèse : les Avengers m’ont fait beaucoup réfléchir sur les travaux de Thomas Malthus dernièrement, je vous laisse aller voir pourquoi 😄😄). Non, il s’agit plutôt de vous conduire (ou pas) à une réflexion personnelle. Par exemple, a l’issue de votre lecture, une question essentielle peut émerger dans votre esprit : et moi à leur place, j’aurais fait comment ? Ma réponse (car je ne peux le savoir sans l’avoir fait) : j’aurais fait ce qui me semblait juste. Et ce qui est juste pour moi n’est pas juste pour quelqu’un d’autre et ne génère pas les résultats escomptés. Vous voyez où je veux en venir 🤯?

Allez j’arrête, c’est la rentrée, c’est vrai, mais la philosophie n’a jamais été ma discipline préférée et j’ai pour consigne de toujours lire un livre pour le plaisir et non pas pour réfléchir (sauf pour Malthus 🤭). J’espère que mes arguments vous donneront envie de lire ce livre et que celui-ci vous plaira !

Mon verdict :

A lire et à relire et à relire !

Extrait choisi :

“Seconds later, the wave arrived, ripping Anna’s hand from my grasp. It swallowed her, and me, and the island. It swallowed everything.” / « Quelques secondes plus tard, la vague a déferlé, arrachant la main d’Anna de la mienne. Elle nous a engloutis, moi, Anna, et l’île. Elle a tout englouti. »

4 commentaires sur “Coin lecture : On the Island

  1. Ouf enfin de retour à la maison. Tes articles m’ont énormément manqué. Aujourd’hui c’est un jour spécial pour la lecture de tout ce que j’ai raté

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